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La démocratie est mal partie

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Qui eût cru que le simple démantèlement d’un émetteur d’une chaîne de télévision privée jugée trop « déstabilisatrice » par le gouvernement ait pu déclencher une crise socio-politico-économique d’une aussi vaste ampleur ? Du jamais vu dans les annales de l’histoire contemporaine de Madagascar en quarante-neuf ans d’indépendance (le 26 juin prochain). Et pourtant, c’est vrai. Télévision Viva appartenant à Andry Rajoelina, alias «  TGV », maire d’Antananarivo-Ville, a diffusé en décembre dernier une interview exclusive de l’ancien président Didier Ratsiraka, en exil à Paris, dans laquelle ce dernier « incite les Malgaches à la révolte et au soulèvement contre le régime de Marc Ravalomanana ». C’est chose faite. Quatre mois après, l’affaire se corse.