Ahmadou Ahidjo
Ahmadou Ahidjo© J.P. Kepseu/AI16/11/2008
Le 30 novembre prochain, cela fera dix-neuf ans que le corps du premier président de la République du Cameroun repose au cimetière de Yoff à Dakar, bien loin de Yaoundé la capitale camerounaise ou de Garoua, la ville qui a vu naître El Hadj Ahmadou Babatoura Ahidjo. Une indication claire sur les nombreux soubresauts – dont un putsch manqué le 06 avril 1984 - des années qui ont suivi la transmission du pouvoir à Paul Biya par Ahmadou Ahidjo le 6 novembre 1982. Ce dernier avait démissionné volontairement, pour raison de santé. Un acte fort, comme l’aura été le règne de cet autodidacte (qui ne revendique pas plus que des «études primaires supérieures»), qui a intégré l’administration coloniale dans les années 40 comme agent télégraphiste puis opérateur radio, avant d’entrer en politique pour se faire élire député de l’Assemblée territoriale camerounaise en 1947, puis membre de l’Union française en 1957.


